Investir en crowdfunding immobilier via une SCI : fonctionnement, fiscalité et points de vigilance

Une SCI peut-elle investir en crowdfunding immobilier ? Objet social, fiscalité à l’IR ou à l’IS, avantages patrimoniaux et risques : Ambra Capital fait le point sur ce montage pour investir à plusieurs, notamment en famille, avant de vous lancer.

La SCI (société civile immobilière) peut servir de cadre pour investir collectivement en crowdfunding immobilier, notamment en famille. Ce guide explique son fonctionnement, les régimes fiscaux (IR ou IS), ses avantages patrimoniaux et ses limites avant de se lancer.

Une SCI est une structure juridique qui permet à plusieurs associés de détenir et gérer ensemble un patrimoine immobilier. Le crowdfunding immobilier consiste à financer collectivement des opérations immobilières (promotion, marchand de biens, rénovation) en échange d’une rémunération prévue sur une durée généralement comprise entre 12 et 36 mois, variable selon les projets.

Chez Ambra Capital, nous accompagnons régulièrement des familles qui se posent la même question : une SCI peut-elle investir en crowdfunding immobilier, et dans quel cadre ? Cet article présente les points à connaître, à titre d’information générale. Il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable, d’un notaire ou d’un avocat.

À retenir

  • Une SCI peut souscrire à un projet de crowdfunding immobilier si ses statuts, et notamment son objet social, le permettent.
  • La fiscalité des intérêts dépend du régime de la SCI (IR ou IS) et de la situation de chaque associé : elle est à valider avec un professionnel.
  • Passer par une SCI ne réduit pas le risque : le capital peut être perdu en partie ou en totalité et le rendement n’est pas garanti.

Qu’est-ce qu’une SCI et comment fonctionne-t-elle ?

Une SCI est une société civile créée par au moins deux associés, souvent dans un cadre familial, pour détenir un bien immobilier ou un portefeuille d’actifs. Chaque associé détient des parts sociales proportionnelles à son apport. Les décisions de gestion sont prises collectivement, selon les règles fixées dans les statuts.

Deux régimes fiscaux coexistent :

  • La SCI à l’impôt sur le revenu (IR) : c’est le régime de principe. Les résultats sont imposés au niveau des associés (par transparence), selon la nature des revenus.
  • La SCI à l’impôt sur les sociétés (IS) : c’est une option. Les bénéfices sont imposés au niveau de la société, avant toute distribution aux associés, qui peut elle-même être imposée.

Le choix entre ces deux régimes a des conséquences importantes sur la fiscalité des sommes perçues dans le cadre d’un placement en crowdfunding immobilier.

Une SCI peut-elle investir en crowdfunding immobilier ?

Une SCI peut en principe souscrire à une opération de crowdfunding immobilier, à condition que ses statuts, et notamment son objet social, autorisent ce type de placement financier. L’objet principal d’une SCI est la détention et la gestion de biens immobiliers : un investissement de nature financière doit donc être prévu par les statuts.

Avant toute souscription, il est recommandé de :

  • vérifier que la rédaction des statuts n’exclut pas ce type d’investissement et, si besoin, les faire modifier par un professionnel du droit ;
  • faire valider avec un expert-comptable ou un fiscaliste l’impact fiscal et comptable pour la société et pour chaque associé ;
  • s’assurer que les décisions d’investissement sont prises selon les règles statutaires (décision collective, pouvoirs du gérant) ;
  • lire la documentation de chaque offre : les conditions de souscription d’une personne morale, et sa qualification d’investisseur, peuvent différer de celles d’une personne physique.

Un investissement financier important dans une société civile immobilière peut soulever des questions sur son objet et son régime. C’est un point à vérifier avec un professionnel.

Comment sont imposées les sommes perçues par une SCI ?

Les sommes versées dans le cadre d’un projet de crowdfunding immobilier comprennent le remboursement du capital, qui n’est pas un gain, et des intérêts, qui constituent un revenu. Ces intérêts relèvent des revenus de capitaux mobiliers, et non des revenus fonciers.

  • SCI à l’IR : l’imposition se fait au niveau des associés, selon leur situation personnelle et les règles applicables à ce type de revenu.
  • SCI à l’IS : les intérêts sont inclus dans le résultat de la société, imposé à l’IS ; une distribution ultérieure aux associés peut être imposée à son tour.

À titre de comparaison, un particulier qui investit en direct est en principe soumis, sur les intérêts, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif ou enveloppe particulière. Ces règles peuvent évoluer. Les montants et modalités applicables à une SCI sont à confirmer avec un expert-comptable ou un fiscaliste.

Quels avantages et quelles contraintes pour une SCI ?

Les points d’intérêt :

  • une gestion collective et organisée de l’épargne familiale, avec des règles de décision formalisées dans les statuts ;
  • la possibilité de transmettre progressivement des parts sociales, par exemple par donation, la fiscalité dépendant de chaque situation ;
  • une diversification du patrimoine de la SCI au-delà de la seule détention directe d’un bien ;
  • la possibilité de réunir plusieurs apports pour souscrire à plusieurs projets.

Les contraintes :

  • des frais de constitution et de tenue de la comptabilité ;
  • un formalisme : décisions collectives, assemblées, répartition du résultat selon les statuts ;
  • la nécessité de vérifier la compatibilité de l’objet social avec ce type de placement ;
  • une fiscalité plus complexe, à valider avant la souscription.

Exemple pédagogique

Trois associés d’une même famille apportent chacun 5 000 € à leur SCI, soit 15 000 €. Ils peuvent répartir ce montant sur cinq projets de 3 000 € plutôt que de tout placer dans un seul. La mutualisation facilite la répartition, mais ne supprime pas le risque : chaque projet peut entraîner une perte, partielle ou totale, qui sera supportée par la SCI, donc par ses associés.

Cet exemple est purement pédagogique et ne décrit aucune offre en cours.

Quels risques subsistent en investissant via une SCI ?

Le crowdfunding immobilier, qu’il soit souscrit en direct ou via une SCI, comporte un risque de perte partielle ou totale du capital. Le remboursement dépend de la bonne fin de l’opération financée. Les principaux risques à analyser sont :

  • Défaut du porteur : difficultés financières ou procédure collective pouvant retarder ou réduire le remboursement.
  • Retards et délai du projet : autorisations, chantier ou commercialisation peuvent allonger la durée de l’opération.
  • Travaux et dépassement de budget : des surcoûts peuvent réduire, voire annuler, la rémunération attendue.
  • Refinancement et valeur de sortie : un refinancement difficile ou un prix de revente inférieur aux prévisions peut affecter le remboursement.
  • Illiquidité : le capital est immobilisé jusqu’au terme, sans garantie de sortie anticipée.
  • Risques liés à la SCI : statuts inadaptés, formalisme non respecté, fiscalité mal anticipée s’ajoutent aux risques du projet.

Un placement de ce type doit s’envisager comme une composante d’un patrimoine diversifié, et non comme une solution unique.

SCI à l’IR, SCI à l’IS ou investissement en direct : quelles différences ?

Le tableau suivant résume les grandes différences à titre indicatif. La situation de chaque associé doit être étudiée avec un professionnel.

CritèreSCI à l’IRSCI à l’ISEn direct (particulier)
Imposition des intérêtsAu niveau des associés (transparence), selon la nature du revenuAu niveau de la société (IS), puis éventuellement lors de la distributionPrélèvement forfaitaire ou option pour le barème progressif
Mode de gestionCollective, formalisée par les statutsCollective, formalisée par les statutsIndividuelle, sans formalisme de société
Complexité administrativeModéréePlus élevée (obligations comptables renforcées)Faible
Point d’attentionObjet social à vérifier, fiscalité à validerObjet social à vérifier, fiscalité de la distributionAucun cadre collectif ; fiscalité propre à chaque situation

Investir via une SCI avec un conseiller : l’approche d’Ambra Capital

Investir en crowdfunding immobilier via une SCI mobilise plusieurs expertises : juridique pour les statuts, fiscale pour le choix du régime, financière pour la sélection des opérations. Le rôle d’un conseiller en gestion de patrimoine est de coordonner ces sujets et de vérifier que ce placement s’inscrit dans la stratégie globale de la famille, en lien avec son expert-comptable ou son notaire.

Pour la sélection des opérations, Ambra Capital s’appuie notamment sur Anaxago, plateforme d’investissement qui ouvre ses opportunités aux conseillers en gestion de patrimoine. Nos clients accèdent ainsi à des projets analysés par des professionnels, avec un accompagnement personnalisé : étude de la structure de détention, choix et répartition des opérations, suivi dans la durée.

Questions fréquentes sur le crowdfunding immobilier via une SCI

Faut-il modifier les statuts d’une SCI pour investir en crowdfunding immobilier ?

Cela dépend de la rédaction de l’objet social. Celui-ci doit permettre la détention et la gestion de biens immobiliers ainsi que, le cas échéant, la souscription de placements financiers. Il est recommandé de faire vérifier les statuts par un professionnel avant toute souscription.

Le crowdfunding immobilier via une SCI est-il plus rentable qu’en direct ?

Le rendement brut de l’opération financée est le même quel que soit le véhicule. Le résultat net peut en revanche différer, car il dépend de la fiscalité, des frais de la SCI et du formalisme de gestion. Aucun véhicule ne garantit un meilleur résultat.

Les intérêts perçus sont-ils des revenus fonciers ?

Non, en principe. Les intérêts d’un financement participatif relèvent des revenus de capitaux mobiliers. Leur traitement dans une SCI dépend de son régime (IR ou IS) et est à confirmer avec un expert-comptable ou un fiscaliste.

Quel montant prévoir pour investir en crowdfunding immobilier ?

Le ticket d’entrée varie selon les opérations. Chaque projet précise son montant minimum, sa durée et ses caractéristiques dans sa documentation avant toute souscription. Votre conseiller Ambra Capital peut vous présenter les opérations adaptées à votre situation.

Une SCI peut-elle aussi investir en SCPI ?

C’est possible sous réserve des statuts, mais la logique est différente : une SCPI mutualise un parc immobilier géré par une société de gestion, alors que le crowdfunding finance des opérations ponctuelles. Dans les deux cas, le capital et les revenus ne sont pas garantis.

Faut-il consulter un professionnel avant d’investir via une SCI ?

C’est fortement recommandé. Un expert-comptable, un notaire ou un avocat peut vérifier les statuts et la fiscalité. Un conseiller en gestion de patrimoine comme Ambra Capital peut, de son côté, évaluer l’adéquation du placement avec la situation de la société et de ses associés.

Avertissement sur les risques

Investir dans des opérations de crowdfunding immobilier, en direct ou via une SCI, comporte un risque de perte partielle ou totale du capital investi. Les rendements ne sont pas garantis. Les opérations peuvent être affectées notamment par le défaut du porteur de projet, des retards, des dépassements de budget, des difficultés de refinancement ou une valeur de sortie inférieure aux prévisions. Le capital est immobilisé jusqu’au terme de l’opération, dont la durée peut dépasser celle initialement prévue, sans garantie de liquidité ni de sortie anticipée. Les informations juridiques et fiscales de cet article sont générales, susceptibles d’évoluer et ne tiennent pas compte de la situation particulière de chaque société ou associé. Elles ne constituent ni un conseil juridique, fiscal ou en investissement personnalisé. Consultez un professionnel avant toute décision et lisez attentivement la documentation de chaque offre. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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AVERTISSEMENTS : 

L’investissement dans des entreprises non cotées comporte des risques spécifiques : la perte totale ou partielle du capital investi, l’illiquidité des titres dont la revente peut être incertaine voire impossible.
Plus le taux est élevé, plus le risque de perte en capital ou d’impayé des intérêts est important.

Vous devez consulter la documentation réglementaire (le document d’information réglementaire, la fiche d’informations clé sur l’investissement ou le règlement du fonds) avant toute souscription dans un projet ou dans un fonds proposé par Anaxago. Le montant qu’il est raisonnable d’investir dépend du niveau de risque que l’investisseur souhaite prendre. Ce montant dépend également de paramètres inhérents au porteur, notamment sa situation patrimoniale et la composition actuelle de son patrimoine financier. La constitution et la détention d’un patrimoine financier supposent une diversification des placements. Aussi, il est recommandé à toute personne désireuse de souscrire de contacter son conseiller habituel pour avoir une information ou un conseil, plus adapté à sa situation personnelle. Il est fortement recommandé de diversifier suffisamment son patrimoine afin de ne pas l’exposer uniquement aux seuls risques des projets ou des FIA.

Les performances obtenues avec de précédents projets ne préjugent pas des performances futures et l’obtention du taux de rendement cible de ce projet ne présente pas une garantie de performance ; ce dernier est fourni à titre indicatif.
Le taux d’intérêt cible non capitalisé est hors frais, commissions et fiscalité applicable au cadre de l’investissement. Ce taux ne présente pas une garantie de performance, ce dernier est fourni à titre indicatif. L’horizon d’investissement cible est fourni à titre indicatif.
Anaxago, conseiller en Investissements Participatifs immatriculée auprès de l’Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (ORIAS) sous le numéro 13000878. Anaxago Patrimony, conseiller en Investissements Financiers et Courtier d’Assurance ou de réassurance (COA) immatriculée auprès de l’Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (ORIAS) sous le numéro 19001970.A) immatriculée auprès de l’Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (ORIAS) sous le numéro 19001970.